Toutes ces citations sont extraites de : "L'enseignement de Ramana MAHARSHI - Edition Albin michel. 2005 - Collection Spiritualités vivantes "
I LA PERCEPTION DU MONDE
" Le monde peut-il exister sans quelqu'un qui le perçoive ? Qui est apparu en premier : la conscience d'être ou la conscience du monde ? La
conscience d'Être est toujours là. Elle est éternelle et pure; La conscience du monde apparaît et disparaît. Elle est transitoire."
" Tout homme sait : "je" et ce monde existent. Lorsque l'on pousse la recherche plus loin en s'interrogeant : "existent-ils en tout temps ?" et "s'ils sont vraiment réels, ne doivent-ils
pas être dissociés du temps, de l'espace et de la différenciation ? Mais en est-il vraiment ainsi ?" il devient alors évident que le "je" et le monde ne sont perçus qu'à l'état de veille et de
rêve, mais pas en sommeil profond. Par conséquent le "je" et le monde apparaissent à certains moments et disparaissent à d'autres. Ils sont créés, ont leur existence, puis disparaissent. Mais
d'où viennent-ils ? Où se maintiennent-ils ? Où vont-ils quand ils disparaissent ? De tels phénomènes peuvent-ils être considérés comme réels ? "
Dans le sommeil profond, la conscience des objets et de soi disparaît. Mais le sommeil profond n'est pas un néant. C'est un état de conscience heureuse, inconditionnée. Cette conscience
d'Être est commune au sommeil au rêve, et à la veille. Mais dans les états de rêve et de veille, notre expérience est l'état de conscience relatif.
" Les objets existent-ils indépendamment du "je" ? Vous disent-ils : nous sommes ? C'est vous qui les voyez. Vous êtes, et ainsi les
objets sont vus aussi. Sans moi, tous ces objets n'existent pas. Cette connaissance est l'omniprésence. A cause de l'idée : "je suis le corps" et " il y a quelque chose en moi" les objets vous
apparaissent comme étant extérieurs à vous. Sachez qu'ils sont tous à l'intérieur de vous-même. Le tissu est-il séparé du fil ? Les objets peuvent-ils subsister sans moi ?
Les objets sont parfois vus, parfois non-vus, alors que "nous sommes" sans interruption.
Que les objets soient en nous, bien que nous l'oublions, est une évidence scientifique. L'immense panorama que vous situez devant vous est dans votre esprit. Il est capté par l'oeil, décrypté par le cerveau et tous ses éléments correspondent à des excitations des neurones. Et d'ailleurs, la perception sera fonction de l'organe récepteur ( imaginez que l'oeil ait des caractéristiques différentes) Le panorama que vous voyez est en vous. L'effet d'extériorité et de profondeur sont des effets du cerveau. (Voir les illusions d'optique)
De la même manière, les conclusions à propos de ces objets dépendent des catégories mentales et des connaissances dont nous disposons. "Corps",
"matière", sont des concepts que nous avons acquis. L'idée de soi et l'idée du monde font partie d'un ensemble de connaissances nécessairement cohérentes. Mais tout cela repose sur la
seule réalité : l'Être.
" L' aspect des choses varie selon le point de vue de la personne. La vue émane de l'oeil.
Et l'oeil doit se situer quelque part. Si vous voyez avec les yeux de la matière, le monde aura la même nature. Si vous regardez avec les yeux subtils (ceux de l'esprit), le monde apparaîtra
subtil. Et si votre oeil devient le Soi, le Soi étant infini, l'oeil sera infini."
II CONNAISSANCE OU CONSCIENCE RELATIVE
"je" et le monde, créés, préservés puis détruits sont perçus dans les états de veille et de rêve, mais pas en sommeil profond. En quoi ce dernier état diffère-t-il des deux autres ? En sommeil profond, les pensées sont absentes, tandis que dans les deux autres états elles existent. Nous pouvons donc en conclure que les pensées sont à l'origine du "je" et du monde "
Le monde perçu est notre pensée ou notre connaissance conceptuelle particulière du monde. Un petit enfant ne voit pas le même monde
que l'adulte.
" Si vous restez libre de toute souffrance, la souffrance n'existera plus nulle part. Votre difficulté est due au fait que vous voyez le monde comme
extérieur et que vous pensez qu'il y a de la souffrance dans le monde. Mais les deux, le monde et la souffrance, sont en vous. Si vous regardez en vous-même, il n'y a plus de
souffrance."
Pensées ? A qui sont-elles ? Il ne s'agit pas ici, sans doute, de ce qui est, ici et maintenant.
" Le monde n'est qu'une projection du mental dans votre état de veille. Il n'est donc qu'une idée et rien d'autre. Quant à la paix, c'est
l'absence d'agitation.....Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui est mal ? Il n'y a pas de critère qui permette de juger si une chose est bonne et une autre mauvaise. Les opinions diffèrent
selon la nature de l'individu et selon son environnement. Ce sont des idées et rien de plus....Le mal que l'on voit chez l'autre, c'est son propre mal. La distinction du bien et du mal est à
l'origine du péché. On projette hors de soi son propre péché et, par ignorance, on le surimpose sur l'autre."
Le mal est l'idée du mal de l'individu, idée qu'il projette sur le monde.
" Le Soi pur est simplement Etre. Il ne s'associe pas avec des objets et ne devient pas conscient comme dans l'état de veille. Ce que vous appelez conscience dans
l'état présent est une conscience associée qui requiert un cerveau, un mental, un corps etc "
" Vous avez perdu contact avec-vous-même et vous demandez aux autres de vous guider " ..." Pour qui est cette relativité ? Pour qui est cette imperfection
? L'Absolu n'est pas imparfait et ne peut rien demander. L'inanimé ne peut pas, non plus, poser la question. Entre les deux s'est donc élevé quelque chose qui pose ces questions et qui éprouve
ces doutes, qui est-ce ? "
Se fiant à la connaissance relative du monde et, surtout, de soi, la prenant pour la vérité, on est plongé dans l'embarras. La solution ne se trouvera jamais dans de nouvelles connaissances
relatives.
" Si le chemin était extérieur, des indications seraient possibles, mais il est à l'intérieur de vous-même. Cherchez en vous-même. Le SOI est
toujours réalisé. Seul quelque chose qui n'a pas encore été réalisé peut être recherché. Mais le SOI est à la portée de votre expérience."
III L'IDENTIFICATION OU LA RECONNAISSANCE.
S'identifier : se confondre en pensée.....
Se reconnaître : trouver de la ressemblance entre soi et....
Se reconnaître connaît des degrés plus facilement que s'identifier, et la reconnaissance peut aller jusqu'à une vraie identification. (Se reconnaître dans une personne) Et Il
permet plus facilement de s'interroger sur celui qui se reconnaît.
"Où et comment étiez-vous avant de naître ? Dormiez-vous ? Comment étiez-vous ? Vous existiez alors aussi, mais sans le corps. Ensuite, l'ego apparaît, puis le
MENTAL qui projette le corps. Le résultat est l'idée : je suis le corps. Parce que le corps existe, vous dites qu'il est né et qu'il doit mourir et vous transférez cette idée sur LE SOI en disant
que vous êtes né et que vous mourrez......Considérons le problème d'un autre point de vue. Dans l'état de rêve, vous vous créez un corps onirique avec lequel vous agissez. Dans l'état de veille,
celui-ci (le corps onirique ndr) devient irréel. A présent, vous pensez être ce corps et non le corps onirique.... En définitive, vous voyez qu'aucun de ces corps n'est réel parce que chacun
d'eux est vrai à un moment et faux à un autre....C'est le MENTAL qui vous empêche de voir votre nature véritable. Votre nature véritable est celle de l'Esprit infini. C'était ainsi dans votre
sommeil profond. Dans les deux autres états, vous avez conscience des limitations. Pourquoi cette différence ? Le mental est inexistant dans le sommeil profond mais il existe dans les états de
rêve et de veille. Le sentiment de limitation est l'oeuvre du MENTAL. "
Se reconnaître dans le corps onirique ou le corps de l'état de veille. Mais qui se reconnaît ? Et qu'est-ce qui est reconnu ? Connu ou reconnu,
c'est une connaissance ou pensée qui est reconnue (mental). Donc celui qui se reconnaît est une pensée du même genre, sinon il n'y aurait pas reconnaissance (ou identification) . Ces
pensées ou idées à notre sujet sont transitoires et erronées. .
Dans le sommeil profond, nous sommes toujours le même, mais nous ne sommes pas concernés par ces limitations.
MAHARSHI semble dire que l'ego précède toutes les autres pensées ou le mental.
" La dualité est la caractéristique de l'ego. Quand les pensées s'élèvent, il y a dualité "
" Le Soi est pur et absolu, seul et unique. Il n'y a pas deux Soi dont l'un peut connaître l'autre. Qu'est-ce que la dualité alors ?....Elle doit être le non-Soi."
" Les pensées sont dues à l'identification du Soi avec le non-Soi "
On ne peut se reconnaître que dans (ou s'identifier à) ce qui est dictinct, séparé de soi (non-Soi).
De la même façon, il n'y a pas lieu de se reconnaître dans celui qui fait l'action, qui en a l'intention (pas plus que dans l'action elle-même). Nous englobons acteur et action comme sujet et
objet :
" Pour qu'il y ait karma, il faut qu'il y ait un karta (auteur). Cherchez qui est le karta. Purushakara, c'est l'effort. Cherchez qui l'exerce. Alors l'identité est établie. Celui qui cherche leur relation découvre qu'il est lui-même le lien entre les deux"..." Si vous êtes né maintenant, il est probable qu'une renaissance suivra. Cherchez si vous êtes né à présent"
" Le karma qu'elles (les Ecritures) désapprouvent est celui qui est accompli avec le sentiment d'être l'auteur de l'action. Ne rejetez pas le karma. Du reste, vous n'y parviendrez pas. Rejetez plutôt le sentiment d'être l'auteur de vos actions "
" Cherchez à qui est le karma. Vous trouverez que vous n'êtes pas celui qui agit. Alors vous serez libre... Le karma qui se déroule sans effort, c'est à dire sans être volontaire, ne lie pas"
Celui qui revendique l'action, revendique ses fruits. Dans ces conditions, les conséquences de l'action retombent sur lui. Karma.
Rejeter le karma, serait rejeter le conditionnement. Or c'est impossible. D'ailleurs vouloir le rejeter, c'est encore partir de l'idée que nous en sommes
responsables, que nous en sommes l'auteur.
IV LE MENTAL
On ne peut comprendre les propos de MAHARSHI sur le mental si on ne comprend pas que la pensée est de l'ordre de l'imaginaire et du subjectif. Si l'activité mentale qui conduit à la
production d'une pensée est réelle, ce que postule ou exprime une pensée n'est qu'un point de vue personnel relatif à un certain système de connaissances et ce point de vue est
une abstraction ou représentation mentale.
" Le monde est appréhendé par les sens dans les états de veille et de rêve ; il est l'objet de perceptions et de pensées, les deux étant des activités mentales. Si
l'activité mentale du rêve et de l'état de veille n'existait pas il n'y aurait pas de perception du monde ni la conclusion qu'il existe "
" Le monde n'est qu'une projection du mental dans votre état de veille. Il n'est donc qu'une idée et rien d'autre. Quant à la paix, c'est l'absence
d'agitation. "
Le monde est notre pensée du monde. Dieu, le bien, le mal, le monde qui nous entoure, les autres sont des pensées, de
l'imaginaire personnel et relatif.
"C'est le mental qui vous empêche de voir votre nature véritable. Votre nature véritable est celle de l'Esprit infini. C'était ainsi dans votre sommeil profond. Dans les deux autres états, vous avez conscience des limitations. Pourquoi cette différence ? Le mental est inexistant dans le sommeil profond mais il existe dans les états de rêve et de veille. Le sentiment de limitation est l'oeuvre du mental."
Les idées relatives, limitées, irréelles, objectivantes du mental nous
font voir le monde limité, objectif, et problématique. Ces idées se sont substituées à la connaissance parfaite.
" Le mental n'est que l'identification avec le corps"
" A cause de
l'émergence des pensées, nous supposons quelque chose à partir de quoi elles se manifestent. Et cela nous le dénommons mental. Quand nous cherchons à voir ce que c'est, il n'y a rien de tel.
"
C'est notre identification aux objets des pensées, notre croyance en eux qui nous les font paraître réels. Quand nous
voulons être conscients de ces pensées ou conscients de l'objet de la pensée en tant que tel, indépendamment de la pensée, ils disparaissent. Quand nous voulons être conscients de la
source des pensées , nous ne trouvons rien. La conscience est perception directe. On ne peut pas être conscient de choses imaginaires ou irréelles. Ne plus imaginer, rêver, c'est ne
plus penser.
" Dès que le mental tend à s'extérioriser, tournez-le aussitôt vers l'intérieur. Il s'extériorise du fait de l'habitude de chercher le bonheur en
dehors de soi-même ; mais la connaissance que les objets extérieurs ne sont pas cause de bonheur le refrénera. C'est le vairagya, l'état sans passion "
" Le mental est utile en raison de la lumière qui s'y réfléchit (la lumière du Soi), ce qui permet de voir les objets. Lorsqu'il est tourné vers l'intérieur,
la source de son illumination resplendit par elle-même et le mental palit et ne sert plus à rien comme la lune en plein jour "
V LES OBSTACLES A LA REALISATION
L'identification aux manifestations du corps ou le fait de se tromper sur sa vraie nature :
" Après que la pensée "je" est apparue, il y a cette fausse identification avec le corps, les sens, l'intellect..Le je est associé à tort avec eux
et le vrai "je" (le Soi) est perdu de vue "
" chaque fois qu'il y a un sentiment de séparation (avec le non-Soi ou les objets en lesquels on se reconnaît) il y a de
l'agitation et du mouvement jusqu'à ce que le sens de séparation ait disparu...Maintenant que vous vous identifiez avec le corps, vous pensez que vous êtes séparé de l'Esprit, le vrai Soi.
Il faut que vous regagnez cette source pour que cette fausse identité cesse, et alors vous serez heureux "
La conséquence de cette identification avec le corps :
" Q : Si je suis toujours - ici et maintenant - comment se fait-il que
je ne le sente pas ?
M : Nous y voilà. Qui dit qu'il ne le sent pas ? Est-ce le vrai je ou le faux je ? Examinez cela. Vous découvrirez que c'est le faux je. C'est lui l'obstacle; il
faut l'éliminer pour que le vrai je ne soit plus caché. Le sentiment : je n'ai pas réalisé, est l'obstacle à la Réalisation. En fait, la Réalisation a déjà eu lieu; Il n'y a rien d'autre à
réaliser "
Vasana et attachements : les vasana sont des tendances, prédispositions latentes du mental censées s'être formées dans les vies antérieures.
" Ces pensées sont la re-manifestation des prédispositions demeurées à l'état de semences ; elles donnent naissance à la diversité, d'où proviennent tous
les ennuis "
" il (le mental) est accoutumé à vagabonder sous la pression des vasana latentes qui se manifestent sous forme de pensées. Tant que des vasana subsistent dans
le mental, elles doivent en sortir et se consumer "
" La renaissance est due aux vasana qui lient au monde....L'attachement est l'esclavage de l'homme "
" Si vous comprenez que les objets ne sont que des formes de pensée, vous ne les désirerez plus "
" Vous renoncez à telle ou telle chose qui fait partie de vos possessions. Si, au lieu de cela, vous renoncez au "je" et au mien, tout est abandonné d'un seul coup. Le germe de la
possessivité a disparu. Le mal est alors écrasé avant d'avoir pu éclore "
VI LE SOI : ÊTRE-CONSCIENCE
Absence de doute ou de recherche :
" Le monde vous dit-il : je suis le monde ? Le corps dit-il : je suis le corps ? C'est vous qui dites : ceci est le monde, ceci est le corps et ainsi de suite.
Ce ne sont donc que vos conceptions. Trouvez qui vous êtes et il y aura une fin à vos doutes."
" Connaître le Soi veut dire être le Soi...Vous avez été tellement habitué à la connaissance relative que vous avez fini par vous identifier à elle. Cette fausse identification a forgé la
difficulté à connaître le Soi qui ne peut être objectivé."
" Il n'y a que : je suis, et non pas : je suis ceci ou cela, ou : je suis tel et tel. Quand l'existence est absolue, c'est juste ; quand elle est différenciée, c'est faux. Voilà toute la vérité
"
" Avez-vous besoin de vous regarder dans un miroir pour connaître votre propre existence ? La conscience est le je. Réalisez-le et vous découvrez la Vérité "
" vous cherchez la conscience. Où pouvez-vous la trouver ? Pouvez-vous l'atteindre à l'extérieur ? Il vous faut la découvrir intérieurement. C'est pourquoi vous êtes conduit vers
l'intérieur."
Déjà réalisé :
" Nous pouvons nous séparer de ce qui est extérieur à nous, mais pas de ce avec quoi nous ne faisons qu'un "
" Personne ne peut nier son propre être. Etre est connaissance, c'est à dire conscience. Cette conscience implique l'absence d'ignorance " .
" Voyez celui qui voit et vous trouverez que tout est le Soi. Changez votre façon de voir. Regardez vers l'intérieur "
" Votre existence même est réalisation. Vous ne pouvez pas imaginer un seul instant où vous n'existez pas. Comment peut-il y avoir alors un instant où la Réalisation n'est pas
?"
Conscience pure :
" Quant au Soi, il est la conscience elle-même, et ne dépend de rien "
" La vérité est que le Soi est conscience constante et ininterrompue; Le but de l'investigation est de découvrir que la vraie nature du Soi est pure conscience. La pratique de l'investigation doit être poursuivie tant que le sens de la séparation persiste."
Ramana MAHARSHI
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Ramana MAHARSHI
Ramana MAHARSHI
Ramana MAHARSHI
Ramana MAHARSHI
" Pour pouvoir dire : je ne suis pas ceci ou je suis cela, (le neti, neti de SANKARA) il faut
bien que le "je" soit présent. Ce "je" n'est autre que l'ego ou la pensée "je". Après que cette pensée "je" s'est élevée, toutes les autres pensées s'élèvent."
Mais si l'ego est une pensée, à qui apparaît-elle ? De qui est-elle connue ?
.
"Les pensées sont spontanées, superficielles ou analytiques. Elles opèrent dans l'intellect. Qui donc prend conscience d'elles ? C'est l'individu. L'existence des
pensées, leurs claires perceptions et leurs opérations lui deviennent évidentes. L'analyse mène à la conclusion que l'individualité de la personne fonctionne en tant que connaissance de
l'existence des pensées et de leur succession. Cette individualité, c'est l'ego ou ce que les gens appellent le "je" "
L'ego ou l'individualité vus comme connaisseurs des pensées. Une autre présentation :
" Un être séparé (le Soi) paraît connaître quelque chose (le non-Soi) qui est distinct de lui-même. Autrement dit, le sujet
est conscient de l'objet. Le sujet percevant est dénommé drik, l'objet perçu drishya. Entre ces deux éléments doit exister un lien fondamental qui se manifeste comme ego. Cet ego est de la nature
de chit (conscience). L'achit (l'objet non conscient) n'est que la négation de chit. Par conséquent, l'essence fondamentale est apparentée au sujet et non à l'objet. En recherchant le drik
(sujet) jusqu'à ce que tout drishnya (objet) disparaisse, le drik deviendra de plus en plus subtil jusqu'à ce que seul le drik absolu subsiste....L'élimination de drishya signifie l'élimination
des identités séparées du sujet et de l'objet. L'objet est irréel. Tout drishya, y compris l'ego, constitue l'objet. Lorsque l'on élimine l'irréel, la Réalité subsiste
"
Le véritable problème, ce sont les pensées :
" Un "je" différent s'élève avec chaque pensée et disparaît en même temps qu'elle. D'innombrables "je" naissent et meurent ainsi à chaque instant. Le MENTAL qui
subsiste est le véritable problème "
Cela montre au moins que la conscience existe toujours pour toutes les formes de manifestations mentales qui peuvent se présenter.
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