Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Jeudi 14 mai 2009 4 14 05 2009 17:18
 

Avec l'aide de Liza HYDE ("Je suis la Vie même") et Tony PARSONS ("Tout ce qui est"). (Les citations de Liza HYDE sont en rouge,  celles de Tony PARSONS sont en bleu ) (ed. L'Originel)

 

Ce qui est, ce qui vient à la conscience, tel que cela vient, est.

Cela commence par ne pas être organisé. Cela commence par n'appartenir à personne. C'est.

Chaque élément de conscience existe au même titre que tous les autres éléments de conscience, que ce soit des perceptions que l'on dira ensuite du monde extérieur, que ce soit des perceptions que l'on dira ensuite internes au corps, que ce soit des phénomènes ou des faits que l'on dira ensuite mentaux. L'existence de tout cela est sans problème.
 

Mais au centre de tout cela, semblant trôner, il peut y avoir la perception plus ou moins diffuse de soi, l'idée que l'on est le centre. Idée enkystée dont la perception a du mal à apparaître comme équivalente à tout le reste. Un kyste ou une très longue habitude.

 

On peut être sûr que dès que la pensée se présente comme un jugement, dès qu'elle exprime des valeurs positives ou négatives, du vrai ou des vérités, le roman de l'ego se poursuit.

Nous disions, dans l'article précédent, qu'il n'y avait personne. Personne ? Difficile à admettre. Ce n'est pas notre sentiment.
 

«Quand j'étais enfant, il n'y avait que cela. La vie qui arrive. Rien. Le non-savoir. La candeur»

 

Au début : «il y a simplement être, sans le savoir d'être. Il y a simplement existence, être. Et puis quelqu'un survient en disant : vous êtes Paul, ou vous êtes Marie»

 

Le nom que l'on nous a donnés, les pronoms tu ou vous dont on nous a gratifié sont lourds de conséquences.  Ils ont permis de nous attribuer un nombre incalculable de traits de caractères, de qualités et de défauts, de responsabilités, et de nous faire croire que l'on s'adressait à nous.
A nous ?
 

Et depuis le jour où nous avons commencé à imaginer un soi, à nous penser, depuis le jour où nous avons accepté de donner à cet objet de pensée notre nom, de l'associer au tu ou vous, nous avons tout rassemblé sous ce nom.

 

A cause de cela, et parce que nos différences éclatent à tout bout de champ, nous nous pensons différents.
Donc notre vie, nos choix sont personnels. Nous sommes responsables de la façon dont nous usons de notre liberté personnelle dans les situations qui sont les nôtres. Notre nom et notre prénom, certainement uniques, correspondent à merveille à cette unicité. Et surtout, ils ont servi de prétexte et de justification à notre liberté de choix, à notre pouvoir de décision, à nos mérites ou nos échecs, à notre responsabilité personnelle. C'est du moins ce dont nous sommes intimement persuadés. C'est ainsi que tout le monde fonctionne.
 

Qui ne serait pas fier de son libre-arbitre ? Qui ne souhaite pas être personnellement reconnu ?

 

Seulement le nom a postulé que quelqu'un pouvait être nommé ; pour pouvoir être Antoine, Marie, Julien, Amélie, ce nom doit correspondre à une entité permanente et définie.

Quelle expérience avons-nous de cette entité, de ce quelqu'un ? Quelle connaissance intime et certaine en avons-nous ?

Déjà, quand donc décidons-nous librement, quand choisissons-nous en tant que Marie, Antoine etc ? L'instant présent ne nous est jamais accessible. Chaque instant, le seul qui soit réel, nous échappe. Et la pensée qui survient spontanément, dans l'instant, et qui déclenche l'action n'a jamais été confectionnée par nous. Où est cet Antoine qui décide ?
 

En fait, l'existence de cette entité, de cette personne, paraît vraisemblable tant qu'il y a des pensées qui disent que nous sommes quelqu'un, qui y font allusion. Sinon, elle est moins qu'évidente.

Nous sommes quelqu'un à travers les propos des autres qu'on a retenus et qui sont devenus des pensées, parce qu'on y a adhéré. Nous ne faisons que répéter les affirmations anciennes, maintes fois renouvelées. On se bat contre l'idée d'un je inventé, faisant tous nos efforts pour l'animer, l'habiter.

 

Il est d'autant plus évident que nous essayons d'accréditer l'idée que nous sommes quelqu'un plutôt que de vivre à partir de ce quelqu'un que nous faisons toujours semblant d'être quelqu'un. C'est pourquoi on prend toujours à témoin les autres, les critères de pensée convenus, on vit sous le regard ou le contrôle des autres, on fait la démonstration de notre fidélité à l'idée d'être quelqu'un.
 

« Vous prétendez être cette personne et prenez ce jeu tellement au sérieux que vous en oubliez que vous faites semblant - et la supercherie devient tout....(..)...vous faites semblant d'être assis ici à me regarder en essayant d'en tirer quelque chose»

 

Mais enfin ! Ce n'est pas parce qu'on a créé un mot, qu'on l'a investi et qu'on lui a donné du sens que ce sens correspond à quelque chose de réel, que ce mot désigne quelque chose ou quelqu'un. Comme nous l'avons dit dans l'article précédent : c'est l'autorité du concept. Le fait de croire que le concept est légitime, le fait d'y adhérer, fait tout. (On a dit je en y adhérant)
 

On ne parvient plus à rejeter ce jeu si prisé et si unanimement reconnu, à avouer un mensonge si ancien et où l'on s'est tellement impliqué.

 

Ce qui est, ce qui vient à la conscience, tel que cela vient, est.

Cela commence par ne pas être organisé. Cela commence par n'appartenir à personne. C'est.

Chaque élément de conscience existe au même titre que tous les autres éléments de conscience.
 

«Il fut reconnu que tous les doutes, la confusion, l'arrogance, l'accusation, et toute chose, c'est aussi ce qui est» ...le doute, la confusion, l'arrogance, l'accusation, le désir, la peur, la pensée-je, le ressentiment...etc existent au même titre. C'est la même conscience des éléments inattendus et involontaires. Aucun objet de conscience, aucune existence ne peuvent être récusés, considérés comme spéciaux, à part, en dehors. C'est la même conscience. Il n'y a pas de séparation.
 

«Il n'y a pas de séparation. Il n'y a pas une partie qui est et une autre qui n'est pas. Il n'y a jamais eu quelqu'un de séparé qui soit arrogant ou non »

En quoi la conscience de ceci caractériserait plus particulièrement Antoine, Marie, Julien, Amélie plutôt que la conscience d'autre chose ? En quoi, pourquoi seraient-ils plus impliqués dans l'un  que dans l'autre ?


«Je peux dire je suis ou je sais et ce n'est pas de l'arrogance, c'est ce qui est.»

Et donc on ne peut parler de quelqu'un qui serait ceci ou cela plus qu'autre chose. Tout ce qui est, est, sans attribution. Le «je» rend compte de tout cela alternativement, successivement, ou pas.
 

« Il y a toujours eu être quoi que vous ayez apparemment fait ou pas fait, quels que soient la bassesse, la folie, l'ignorance ou l'égoïsme où vous imaginez vous trouver. Tous ces traits naissent en ce que vous êtes, qui est être»
 

«Cette énergie, ce sentiment de «vous» étant là, n'est en fait pas vous. Ce sentiment émanant de qui vous croyez être - ce sentiment de vitalité et d'énergie - c'est être. Simplement être. Vous pensiez que c'était vous - c'est simplement purement être. Ce n'est pas qui vous êtes, - c'est ce que vous êtes. Jamais venu, jamais parti - cela a toujours été là. Ce que vous êtes est simplement être, présence, vie. Vous êtes vie, vie se produisant, mais n'arrivant à personne...(..)..Et surgissant de cet être, il y a l'idée que « vous » existez. Il ne s'agit que d'une idée, de la simple pensée qu'il y a quelqu'un. Alors, vous le voyez bien, comment est-il possible que quiconque ait besoin de faire quoi que ce soit pour que se produise l'illumination ? Il n'est personne - il n'est qu'être - comment alors personne pourrait faire quoi que ce soit «
 

Parce que nous faisons semblant d'être quelqu'un, la vie est un rêve. Que voulons-nous qu'elle devienne cette personne apparente, quels efforts voulons-nous qu'elle fasse, quelle responsabilité a-t-elle ?

 

« Il était vu qu'il y avait, en fait, seulement de l'arrogance en même temps que l'humilité la plus totale. Mais la croyance en quelqu'un qui possèderait cela était complètement tombée, et avec elle, disparaissait toute confusion et toute notion d'effort pour devenir «

Sa vraie nature : Ce n'est rien de spécifique, c'est spécifiquement chaque chose y compris le chercheur lui-même."

Par Jean Louis - Publié dans : dualite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés