citations

 
  

le 19-05-08

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Einstein : "Dieu ne joue pas aux dés"

Bohr : "Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire"   

 

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même.

Ils viennent par vous mais non de vous.

Et bien qu'ils soient avec vous, ce n'est pas à vous qu'ils appartiennent.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées »

« Le prophète » de Khalil GIBRAN   

 

En religion et en politique, les mots que l'on emploie ne sont pas considérés comme des représentations, plus ou moins adéquates, de choses et d'événements, mais au contraire les choses et les événements sont considérés comme des illustrations de ces mots.

Aldous HUXLEY   

 

« Tu effaceras avec ton pied gauche la trace de ton pied droit.

La main droite doit ignorer ce que vient de faire la main droite.

Ne te connais pas toi-même.

Ne te préoccupe point de ta liberté : oublie-toi toi-même.

Et Monelle dit encore : je te parlerai de mes paroles.

Les paroles sont des paroles tandis qu'elles sont parlées.

Les paroles conservées sont mortes et engendrent la pestilence »

 

« Le livre de Monelle » de Marcel SCHWOB  

 

"je est un autre"

Arthur RIMBAUD  

 

Quand je me suis commis et assigné entièrement à ma mémoire, je prends si fort

sur elle que je l'accable : elle s'effraie de sa charge. Autant que je m'en rapporte à

elle, je me mets hors de moi jusques à essayer ma contenance"  

"Les Essais" de Michel de MONTAIGNE (De la vanité)  

 

"Je m'ennuie tellement que ça m'occupe"

CHAMFORT  

 

Caligula : "eh bien ?"

Le jeune Scipion : "Et de cette minute subtile où le ciel encore plein d'or brusquement

bascule et nous montre en un instant son autre face, gorgée d'étoiles luisantes"

Caligula : "De cette odeur de fumée, d'arbres et d'eaux qui monte alors de la terre vers la nuit"

Le jeune Scipion : "Le cri des cigales et la retombée des chaleurs, les chiens, les roulements

des derniers chars, les voix des fermiers..."

Caligula : "Et les chemins noyés d'ombre dans les lentisques et les oliviers"................

Caligula : "Ton poème doit être beau mais tu veux mon avis..."

Le jeune Scipion : "Oui"

Caligula : "Tout cela manque de sang"  

"Caligula" d'Albert CAMUS.  

 

"Nous sommes pleins de choses qui nous jettent

à la porte de nous-mêmes"

Jean COCTEAU  

 

"Un orateur : un monsieur qui dit des choses vagues avec

la dernière violence."

Maurice DONNAY  

 

"La violence à la télévision, ça donne envie de tout casser

sauf, hélas, la télévision" 

Philippe GELUCK

 

"Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu

apporter la paix mais l'épée."

Matthieu 10, 34-36

"Je suis venu pour jeter le feu sur la terre; et que désirerai-je sinon qu'il s'allume.

Croyez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ?  Non, je vous assure,

mais au contraire la division; car désormais s'il se trouve cinq personnes dans

une maison, elles seront divisées les unes contre les autres; trois contre deux et

deux contre trois; le père sera en division avec son fils et le fils avec le père;

la mère avec la fille et la fille avec la mère;  la belle-mère avec la belle-fille et la

belle-fille avec la belle-mère"

Luc 12, 49-53  

 

"La seule qualité requise pour devenir un bon philosophe est de s'étonner.

Tous les petits enfants possèdent ce don"

"Le monde de Sophie"  Jostein GAARDER

 

"Essayant de contrôler les événements de la vie,

essayant encore et encore d'être plus malin,

manipulant toujours ceci ou cela pour servir vos intérêts,

impliqués sans cesse dans les relations sociales...

 

Submergés par des plans dans le futur,

Vous arrivez inconscients au terme de votre vie

sans réaliser que votre front est plissé de rides,

sans voir la blancheur de vos cheveux,

ni votre peau se détendre,

sans admettre l'affaissement du nez et de la bouche."

MILAREPA

 

"J'arrive, j'arrive,

mais pourquoi moi, pourquoi maintenant

pourquoi déjà et où aller...

J'arrive bien sûr, j'arrive,

n'ai-je jamais rien fait d'autre que d'arriver"

Jacques BREL 

 

" Tu cherches des morceaux d'hier, pépère, dans des gravats d'avant-guerre

le casino, c'est qu'un tas de pierres "

Alain SOUCHON (Y a d'la rumba dans l'air)

 

"Je crois être, en tant que première personne, ce que les autres voient de moi

à quelques mètres de distance"

Douglas HARDING

 

" La vie est un rêve"

Pedro CALDERON de LA BARCA

 

" La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue "

Virginia WOOLF

   

"Le fil du désir nous amène à rechercher le désir unique qui est en arrière-plan

de la totalité des désirs.

Le fil du "je" nous amène à réaliser que la totalité des personnages présents dans

notre esprit n'ont pas de réalité propre et que la présence d'arrière-plan qui les

contient tous est l'unique réalité "

Jean-Marc MANTEL

 

"Tant que tu te prends pour l'auteur de tes actes et de tes pensées, il y aura une culpabilité

secrète parce que tu les voles ,  il y a une appropriation. L'appropriation est un mensonge.

Donc il faudra que tu justifies ta présence sur terre en prouvant quelque chose.

Si tu prouves quelque chose, c'est toi qui prouves quelque chose, donc il faudra que tu

en rajoutes. C'est un cercle vicieux."

Jean-Paul MONTANGE

 

 

 

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Dimanche 1 juillet 2007


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(Article critique )

Un enfant objet est un enfant qui doit correspondre à un modèle ou à une idée de l'adulte, qui est l'objet d'un plan, d'une intention préméditée de l'adulte, c'est un objet d'application pour une méthode d'éducation.
En bref, c'est un OBJET d'application pour la pensée de l'adulte.
    1+1 = 2
Qu'est-ce qu'un parent démissionnaire ? 

I  EDUCATION OU MANAGEMENT ?

extrait de l'article " L'éducation des enfants" de Daniel LAMBERT, psychologue :  http://www.webdlambert.com/sommaire.html 

- Faire suivre la punition le plus tôt possible au comportement que nous désapprouvons.

- Nous assurer que la punition soir en lien logique avec la faute commise.

- Être constant dans ce que nous exigeons de l'enfant

- Nous assurer que nos punitions ne comportent pas trop d'effets secondaires nocifs




 

ENFANT-OBJET   L'enfant tyran : 

"Il ne sert à rien de s'épuiser à argumenter sans fin, l'enfant tyran s'habitue aux mots. De même, il est inutile de lui demander de se mettre à votre place. C'est précisément le dysfonctionnement premier de l'enfant tyran : son incapacité à se décentrer devant la demande de plaisir immédiat. L'amour ne fait pas tout. L'éducation doit instiller une dose de frustration pour équilibrer cet amour sans fin.

Commencez par exiger le respect des horaires des repas, fixez une heure du coucher et établissez des "contrats" pour sa participation à taches ménagères quotidiennes, ses études et ses loisirs. Les contraintes d'aujourd'hui diminuent les frustrations à moyen terme. L'amour en sortira grandit." (Mathieu OZANAM)






Donner des repères :

http://www.linternaute.com/femmes/famille/0603-autorite/conseils.shtml

"Il n'y a pas d'âge pour poser des limites
Vous devez imposer des repères très tôt car la construction du psychisme se joue dès le plus jeune âge. D'après Claude Halmos, psychanalyste, vous pouvez dire au bébé qui pleure la nuit parce qu’il est loin de sa mère que ses parents sont un couple, qu’ils ont besoin de dormir et qu’il ne peut pas avoir sa maman pour lui tout seul. Le bébé le comprend très bien. De même, à partir de 2 ou 3 ans, un enfant est en mesure d’intégrer ce principe : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse". Et même à l’adolescence, il n'est pas trop tard pour donner des règles." (Claire SASSONIA)




ENFANT-OBJET   Forum. Sujet : la violence des enfants

http://forums.france5.fr/lesmaternelles/ProblemesScolaires/Violence/enfant-violent-ecole-sujet_11_1.htm

"Cà ne s'est pas fait en 1 jour, il faut savoir que votre enfant exprime un mal-être et que c'est en trouvant ce mal-être que vous pourrez l'aider à le comprendre.
Quoi qu'il fasse (et je sait que c'est très dur parfois), vous ne devez en aucun cas rentrer dans un système de violence pour lui répondre. La violence, c'est quand vous criez car vous n'en pouvez plus, c'est quand vous le secouer pour qu'il arrête. De l'avis du psy qui m'aide, il convient lorsque la situation vous échappe de mettre un espace entre vous et votre enfant: mettez le dans une pièce en fermant la porte pour respirer un grand coup et en lui expliquant que quand il sera calmé, il pourra renvenir vous voir.
En aucun cas ne lui dites pas que vous ne l'aimez pas car il est méchant mais dites lui que ça vous fait de la peine quand il se comporte comme il le fait."




On cogite sur les maternelles : 

http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/agora/D024005A.HTM


"si l'on suscite chez l'enfant une réflexion métacognitive relative aux effets des rôles sur la communication ainsi qu'aux interactions qui font progresser la recherche d'une pensée commune, alors on favorise à la fois leur capacité à se décentrer et le développement de processus de pensée. Ce type de démarche tente de faire émerger plusieurs éléments nécessaires à l'élaboration d'une pensée réflexive dès la maternelle : une maîtrise du langage oral, les ébauches d'une pensée réflexive, l'apprentissage de la compréhension et de l'interprétation du discours d'autrui, et le respect des pensées différentes des siennes." (Alain DELSOL)




" J'élève mon enfant dans la foi chrétienne " livre d'Agnès AUSCHITZKA ed.Bayard

http://www.editions-bayard.com/pages/fiche.php?isbn=2227436328

"Ce guide pratique s’adresse à tous ceux- parents ou grands-parents- qui souhaitent éduquer leurs enfants selon les valeurs de l’Evangile et les ouvrir à la foi chrétienne. En suivant l’évolution de l’enfant de la conception à l’âge adulte, il donne, pour chaque étape, pour chaque question, des repères éducatifs précis enrichis par une vision chrétienne ouverte et sûre et un éclairage biblique. Dans chaque chapitre on trouvera des renseignements multiples- réponses à des questions particulières, chiffres, livres, revues, adresses, conseils- qui feront de cet ouvrage un usuel indispensable." 

    
  °°°°°°



ENFANT-OBJET Mille conseils, mille recettes : 

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/psycho_pour_tous/index_enfant_bebe.htm

"Votre enfant va maintenant à l’école. C’est une étape importante, qui décidera de son avenir. Savez-vous respecter ses besoins et ses rythmes biologiques ? Comment l’aider en cas de difficultés scolaires ? Quelques conseils pour que votre bambin ne passe pas à côté de ses études.

 Il entre à la maternelle
Enfants : 10 conseils éviter le stress de la rentrée
Parents : votre rentrée en toute sérénité
Respectez les rythmes biologiques de l'enfant !
Activités extra-scolaires : comment choisir !
Aidez votre enfant à améliorer ses résultats !
Apprenez-lui à être autonome !
Surdoués, sachez les reconnaître !
J'ai rencontré des surdoués heureux
La bosse des maths n'est pas innée
La phobie sociale responsable de l’échec scolaire ?
Un psy à l'école !
Faut-il séparer filles et garçons à l'école ?
Ecole : le petit dernier trop stressé !



Les parents n’hésitent plus à emmener leurs bambins chez le pédopsychiatre : les consultations ont été multipliées par plus de deux en quelques années ! Les enfants ont-ils plus de problèmes d’ordre psychologique ? Les parents sont-ils mieux informés ? Doctissimo revient sur le "boom des pédopsys"…    

 Vous avez dit pédopsychiatre ?
Le phénomène pédopsy : décryptage
Pédopsys : la nouvelle génération !
Soigner bébé par la parole
Quelles thérapies pour les enfants ?
A quel moment l'emmener chez le psychologue ?  


La vogue croissante des PSY, le progrès du psychologisme, sont un symptome
de crise sociale. Les psychologues vont, à coup sûr, amplifier les problèmes. 

II  QUI EDUQUE ?

Même si nous prenons le temps de la réflexion avant d'agir, même si nous essayons de sortir des sentiers battus,  même si nous avons le sentiment, parfois, de faire quelque chose d'inédit, nous nous apercevons bientôt que nous avons quand même obéi à une idée préexistante, suivi un déterminisme interne. Impossible de dire que ce que nous avons fait était totalement imprévisible.

Ceci est d'autant plus vrai que le mental ou la pensée est mis en oeuvre.
Et c'est encore plus vrai quand la morale entre en ligne de compte.
Et c'est encore plus vrai que vrai quand c'est la conduite morale de notre enfant qui est cause.
Faire une bêtise soi-même, on arrive à assumer, assumer une bêtise de notre enfant, aïe, aïe , aïe.

Dans l'éducation d'un enfant, nous sommes fortement déterminés par notre propre conditionnement. Nous obéissons, sans le savoir, à des déterminismes familiaux, culturels etc Et l'ENFANT est le produit de ces déterminismes, un OBJET de déterminations.



Mais comme il n'est pas totalement idiot, (je vous assure que non) il perçoit aussi ce que notre conduite peut avoir de sincère. Il comprendra d'ailleurs, sans doute, plus tard, quelles raisons nous ont poussés malgré nous. Tendresse.

ENFANT-OBJET  Il y a, cependant, des personnes à qui ce conditionnement semble ne pas suffire. Il y a des personnes qui semblent ne pas regretter que l'ENFANT soit l'OBJET d'un conditionnement, d'un modelage, par leur intermédiaire.  

Elles ne le regrettent pas, elles pensent au contraire à le renforcer, le compléter. Dépendantes des normes, peu sûres d'elles-mêmes, confiantes dans la tradition, peut-être pensent-elles que l'éducation est une affaire de principes, de règles, de méthodes, de bonnes paroles, que ces dernières suffisent pour faire un enfant bien élevé. 

Quand cela ne suffit pas, il y a plein de marchand de recettes auxquelles elles peuvent s'adresser,qui surenchérissent (voir ci-dessus) et aggravent le problème.

 tu n'as pas été sage, je t'emmène au psychologue.

Hélas, si le bébé, l'enfant ne sont pas (encore) des personnes, ce sont des êtres humains. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas appris à calculer et à suivre les coutumes locales qu'ils sont stupides, bornés. C'est d'une vraie relation dont ils ont besoin. Ils découvrent très vite que les bonnes paroles, c'est du vent et les bonnes intentions, c'est du toc.

Pourquoi devraient-ils subir les effets des complexes, des dépendances de l'adulte ?

Ils réagissent comme vous réagiriez si, votre ami(e) intime se comportait avec vous en appliquant des techniques, en préméditant ses paroles et ses actes pour avoir sur vous l'effet prévu. Drôlement content ! Ah oui.

Ils ont besoin d'une relation vraie, pas de parents de seconde main..

Pourquoi ne pas faire comme si on avait l'âge de son enfant et se demander quelle attitude on aurait voulu que nos parents adoptent à notre égard ?
Pourquoi ne pas s'interroger franchement sur la sincérité, l'honnêteté des paroles que nous adressons à notre enfant ? Pouvons-nous les assumer personnellement ?Correspondons-nous à l'image que nous donnons ?

Ou alors imaginons que notre adolescent de 13 ans nous dise au moment où nous lui expliquons la vie : " pourquoi je devrais te croire ?" . Imaginons que c'est notre enfant de 8 ans qui nous dise dans ces circonstances : " pourquoi je devrais te croire  ?"  Ou notre enfant de 4 ans.....

Seuls notre conditionnement, notre subordination à des réflexes culturels nous en empêchent. L'éducation est l'espace privilégié de la transmission, de toutes sortes de transmissions inconscientes en vérité qui mettent l'éducateur en porte à faux. 
"Je croyais bien faire" ne signifie-t-il pas "je voulais avoir bonne conscience" ? La conscience dans ce cas précis étant la pensée conditionnée.

NOS ENFANTS NE NOUS APPARTIENNENT PAS.

Le sens de la vie, la vision du monde auxquels on croyait et que l'on transmet  apparaissent souvent étriquées, désuètes, dans le monde d'aujourd'hui. Les enfants perçoivent, comprennent bien plus de choses que l'on ne croit ; apprennent bien plus rapidement que l'adulte. 
La transmission, la tradition, vont devenir de plus en plus difficiles. Il faut se rendre à l'évidence, on ne peut plus compter sur elles.

Il est fascinant de voir à quel point nous avons envie que la politique change, que la société change, fascinant de voir à quel point ce thème est porteur, et de voir à quel point nous tenons à conserver nos traditions morales, nos modes de penser et à les transmettre le plus fidèlement possible à nos enfants.  

III  RELATION ADULTE-ENFANT

En fait, il faudrait cesser de croire que ce qui nous légitime en tant que parents ou éducateurs, est la nature des principes, idées, convictions que nous transmettons (ou les idées du dernier instructeur à la mode). Nous en reviendrons. Non, c'est notre engagement sans faille et désinteressé en faveur de l'épanouissement physique et mental de l'être humain qu'est l'enfant, c'est la responsabilité qui nous incombe qui nous autorisent à décider fermement.
 
L'éducation redevient une relation. Le type de relation fait l'éducation. 
Les parents définissent les enjeux, les priorités, les choses importantes à travers leurs demandes, leurs jugements et leur comportement. L'enjeu peut être un comportement social obéissant à des règles strictes, la docilité et le calme, les performances intellectuelles, le courage, l'affection, l'efficacité  etc
 
Ils définissent les valeurs prioritaires également à travers leur propre comportement , leur propres tendances et préférences (on ne peut pas reprocher à un enfant de réclamer sans cesse des jouets ou bonbons si on accorde beaucoup d'importance à ce que l'on possède et achète ) Alors encore faut-il que ces enjeux et valeurs ne soient pas contradictoires, changeants, incompréhensibles et soient de vraies demandes. 

Ensuite,  tout dépend de la façon dont les parents s'y prennent. Par exemple : plus le contrôle est pesant  (récompenses, punitions) plus l'enfant sera dependant : stratégies pour plaire, pour obtenir l'approbation ou l'affection, rivalité entre frères ou soeurs. Plus les parents sont capricieux, affectivement instables ou exigents et plus l'enfant est angoissé. Plus les parents se refèrent à des principes moraux conventionnels, figés, stéréotypés, plus l'enfant sera simulateur, artificiel. Plus l'enfant devient le centre d'attraction, d'intérêt, plus il sera exigent, capricieux. etc  Mais ce sont des effets secondaires évidents, des éléments superficiels.

Les parents expriment leurs désirs, témoignent de leurs valeurs, définissent les enjeux et veillent à leur prise en compte. L'enfant s'y conforme.
Il faut donc que les parents soient sincèrement en accord avec ces enjeux pour pouvoir en assumer les conséquences. Evidemment, si ces enjeux, ces valeurs sont "bidons", fluctuant ou contradictoires....
En somme, quelles sont nos attentes à l'égard de nos enfants, nos demandes, sont-elles intelligibles, légitimes, vraies, cohérentes ?

L'éducation ne revient-elle pas, au fond, à leur apprendre quels sont les objets matériels ou mentaux qu'il faut aimer ou admirer alors qu'ils sont dans l'ouverture et le jaillissement  sans restrictions ? L'enfant a bien du mal à admettre qu'il peut être aimé en tant qu'objet, c'est à dire en tant que représentation ou conception du mental.

La question qu'il faut se poser, à mon avis, est : est-ce purement une fonction sociale d'élever, d'éduquer un enfant  ? Est-ce uniquement pour satisfaire la société, une société donnée (laquelle, d'ailleurs ?) à un moment donné ?

Si un enfant est élevé par une certaine forme de société, (violente par exemple)
il ne faut pas espérer qu'il ne lui ressemble pas.  
  

Voir aussi :  http://inconnaissance.unblog.fr/2007/02/   chap1

 

par Jean Louis publié dans : dualite
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____________________________________________________________________

I   

                  
Il n'y a pas si longtemps : MELANCHOLIA de Victor HUGO 

(Extrait. En espérant que cela ne redevienne pas d'actualité)

                                                                         

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant 

Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux

 

Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Tant de processions, tant de têtes inclinées,
Tant de capuchons, tant de peurs souhaitées,
Tant de démagogues, de temples, de synagogues,
Tant de mains pressées, de prières empressées.
Tant d’angélus, bing, qui résonnent,
Et si en plus, bing, y’a personne…
Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Il y a tant de torpeurs, de musiques antalgiques,
Tant d’anti-douleurs dans ces jolis cantiques,
Il y a tant de questions et tant de mystères,
Tant de compassion et tant de revolvers.
Tant d’angélus, bing, qui résonnent,

Et si en plus, bing, y’a personne

Baruch Hachem, Insha’ Allah,
Are Krishna, Alleluia.
Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Si toutes ces balles traçantes, toutes ces armes de poing,
Toutes ces femmes ignorantes, ces enfants orphelins,
Si ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés,
Ce n’était que le plaisir de zigouiller.
Et l’angélus, bing, qui résonne,
Et si en plus, bing, y’a personne…
Et l’angélus, bing, qui résonne,
Et si en plus, bing, y’a personne…

"Et si en plus, y a personne" Alain SOUCHON

 

 

"Les entretiens de HOUANG-PO"

HOUANG-PO (IXe siècle) est un des représentants de cette voie  "casse-dogme" qu'est

le Tchan.

On trouve ici une vision des plus épurée du bouddhisme ou de la non-dualité.

Extraits : " Faire le bien, faire le mal, c'est s'attacher à des caractères particuliers.......

Tout cela ne vaudra jamais le fait de reconnaître soi-même sa propre méthode

spirituelle rien qu'en m'écoutant. Cette méthode, c'est l'esprit, parce qu'en dehors de

l'esprit, il n'est pas de méthode. Cet esprit est la méthode, car en dehors de la méthode,

il n'est pas d'esprit...........

Reconnaissez votre esprit fondamental uniquement dans votre conscience ordinaire,

parce que si votre esprit fondamental n'appartient pas à votre conscience ordinaire, il

n'en est pas non plus séparé." 

 


MES CITATIONS


Les enfants se projettent dans la vie comme les oiseaux
dans l'air, certains d'être portés.


Avoir du mépris pour ce que les autres sont devenus, c'est facile.
Avoir du mépris pour ce que nous sommes devenus, c'est déjà plus difficile.
Avoir du mépris pour ce que nous voulons devenir, c'est rare.


Ce qui est dur dans la solitude, c'est qu'on n'a plus personne à critiquer
à part soi-même.


Les matérialistes s'identifient à leurs biens matériels, les hommes d'action à leurs actions, les intellectuels à leurs idées, les religieux à leurs croyances, les hommes de pouvoir à leur pouvoir  ; dis-moi à quoi tu t'identifies, je te dirai qui tu es.


Porter un jugement, c'est perdre sa liberté de jugement.


Si nous ne nous aimons pas, nous pensons tout naturellement que les autres
ne nous aiment pas non plus ; et cela nous fait une bonne raison de les détester.


C'est une grande joie de sentir que s'envole le souci que l'on avait
de défendre une idée, une conviction, une croyance.


Ce que nous pensons que les autres attendent de nous
n'est pas différent de ce que nous attendons des autres.


La conscience de soi est une remise en cause de soi.


Il nous est impossible de ne pas nous demander : qui sommes-nous ?
Il nous est impossible de répondre à la question : qui sommes-nous ?


Ce n'est pas au monde d'inventer l'enfant qu'il veut, c'est à l'enfant
d'inventer le monde qu'il souhaite et d'en devenir responsable.


Pour faire des découvertes, ne comptons pas sur notre savoir,
comptons plutôt sur notre ignorance.


Être libre de la peur, c'est accepter que soit détruit tout ce qui peut être détruit.


Notre véritable nature est inconnaissance de notre véritable nature.

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