citations

 
  

le 19-05-08

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Einstein : "Dieu ne joue pas aux dés"

Bohr : "Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire"   

 

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même.

Ils viennent par vous mais non de vous.

Et bien qu'ils soient avec vous, ce n'est pas à vous qu'ils appartiennent.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées »

« Le prophète » de Khalil GIBRAN   

 

En religion et en politique, les mots que l'on emploie ne sont pas considérés comme des représentations, plus ou moins adéquates, de choses et d'événements, mais au contraire les choses et les événements sont considérés comme des illustrations de ces mots.

Aldous HUXLEY   

 

« Tu effaceras avec ton pied gauche la trace de ton pied droit.

La main droite doit ignorer ce que vient de faire la main droite.

Ne te connais pas toi-même.

Ne te préoccupe point de ta liberté : oublie-toi toi-même.

Et Monelle dit encore : je te parlerai de mes paroles.

Les paroles sont des paroles tandis qu'elles sont parlées.

Les paroles conservées sont mortes et engendrent la pestilence »

 

« Le livre de Monelle » de Marcel SCHWOB  

 

"je est un autre"

Arthur RIMBAUD  

 

Quand je me suis commis et assigné entièrement à ma mémoire, je prends si fort

sur elle que je l'accable : elle s'effraie de sa charge. Autant que je m'en rapporte à

elle, je me mets hors de moi jusques à essayer ma contenance"  

"Les Essais" de Michel de MONTAIGNE (De la vanité)  

 

"Je m'ennuie tellement que ça m'occupe"

CHAMFORT  

 

Caligula : "eh bien ?"

Le jeune Scipion : "Et de cette minute subtile où le ciel encore plein d'or brusquement

bascule et nous montre en un instant son autre face, gorgée d'étoiles luisantes"

Caligula : "De cette odeur de fumée, d'arbres et d'eaux qui monte alors de la terre vers la nuit"

Le jeune Scipion : "Le cri des cigales et la retombée des chaleurs, les chiens, les roulements

des derniers chars, les voix des fermiers..."

Caligula : "Et les chemins noyés d'ombre dans les lentisques et les oliviers"................

Caligula : "Ton poème doit être beau mais tu veux mon avis..."

Le jeune Scipion : "Oui"

Caligula : "Tout cela manque de sang"  

"Caligula" d'Albert CAMUS.  

 

"Nous sommes pleins de choses qui nous jettent

à la porte de nous-mêmes"

Jean COCTEAU  

 

"Un orateur : un monsieur qui dit des choses vagues avec

la dernière violence."

Maurice DONNAY  

 

"La violence à la télévision, ça donne envie de tout casser

sauf, hélas, la télévision" 

Philippe GELUCK

 

"Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu

apporter la paix mais l'épée."

Matthieu 10, 34-36

"Je suis venu pour jeter le feu sur la terre; et que désirerai-je sinon qu'il s'allume.

Croyez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ?  Non, je vous assure,

mais au contraire la division; car désormais s'il se trouve cinq personnes dans

une maison, elles seront divisées les unes contre les autres; trois contre deux et

deux contre trois; le père sera en division avec son fils et le fils avec le père;

la mère avec la fille et la fille avec la mère;  la belle-mère avec la belle-fille et la

belle-fille avec la belle-mère"

Luc 12, 49-53  

 

"La seule qualité requise pour devenir un bon philosophe est de s'étonner.

Tous les petits enfants possèdent ce don"

"Le monde de Sophie"  Jostein GAARDER

 

"Essayant de contrôler les événements de la vie,

essayant encore et encore d'être plus malin,

manipulant toujours ceci ou cela pour servir vos intérêts,

impliqués sans cesse dans les relations sociales...

 

Submergés par des plans dans le futur,

Vous arrivez inconscients au terme de votre vie

sans réaliser que votre front est plissé de rides,

sans voir la blancheur de vos cheveux,

ni votre peau se détendre,

sans admettre l'affaissement du nez et de la bouche."

MILAREPA

 

"J'arrive, j'arrive,

mais pourquoi moi, pourquoi maintenant

pourquoi déjà et où aller...

J'arrive bien sûr, j'arrive,

n'ai-je jamais rien fait d'autre que d'arriver"

Jacques BREL 

 

" Tu cherches des morceaux d'hier, pépère, dans des gravats d'avant-guerre

le casino, c'est qu'un tas de pierres "

Alain SOUCHON (Y a d'la rumba dans l'air)

 

"Je crois être, en tant que première personne, ce que les autres voient de moi

à quelques mètres de distance"

Douglas HARDING

 

" La vie est un rêve"

Pedro CALDERON de LA BARCA

 

" La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue "

Virginia WOOLF

   

"Le fil du désir nous amène à rechercher le désir unique qui est en arrière-plan

de la totalité des désirs.

Le fil du "je" nous amène à réaliser que la totalité des personnages présents dans

notre esprit n'ont pas de réalité propre et que la présence d'arrière-plan qui les

contient tous est l'unique réalité "

Jean-Marc MANTEL

 

"Tant que tu te prends pour l'auteur de tes actes et de tes pensées, il y aura une culpabilité

secrète parce que tu les voles ,  il y a une appropriation. L'appropriation est un mensonge.

Donc il faudra que tu justifies ta présence sur terre en prouvant quelque chose.

Si tu prouves quelque chose, c'est toi qui prouves quelque chose, donc il faudra que tu

en rajoutes. C'est un cercle vicieux."

Jean-Paul MONTANGE

 

 

 

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Jeudi 10 avril 2008

Penser est un phénomène, une action qui ne peut être permanent. Même la pensée spontanée requiert une certaine contribution de notre part.

Penser n'est pas au commencement de la conscience. La pensée naît et disparaît ; naît et disparaît.

Penser est la conséquence d'un stimulus, quelque chose qui réveille la mémoire et déclenche une réaction mentale de notre part.

Seuls les hommes sont capables d'avoir des opinions, des points de vue, des connaissances sur «qui nous sommes». (Et encore, pas les tout-petits enfants) parce que «qui nous sommes» est déjà une pensée sur l'homme. Et nous savons (ou croyons savoir) que seuls les hommes pensent. (Il est vrai que certains regards de chimpanzés nous interpellent..?.)
 

Si penser n'est pas notre état naturel, permanent, nous penser ne l'est pas non plus. Une pensée qui a comme thème : «nous-mêmes» vient donc toujours de l'homme. Une évidence ? L'univers ne (nous) pense pas. Le monde ne (nous) pense pas. Les autres ne (nous) pensent pas quand ils ne nous parlent pas.

C'est nous qui nous pensons. C'est nous qui pensons que les autres, voire le monde, nous pensent.

Nous pensons la pensée supposée de l'autre ou du monde sur nous-mêmes. Amusant !

Suis-je obligé de me penser ? Puis-je vivre sans me penser tout le temps ? Puis-je vivre sans me penser du tout, même quand on me parle ? Ma personnalité va-t-elle s'étioler si je ne me pense pas ? Me penser apporte-t-il quelque chose à la qualité de mon être ? Me penser me rend-il plus heureux ? Estce que je me pense obligatoirement quand je pense ?

Si le présent ne nous demande rien, si nous n'avons rien à faire, si nous sommes tranquilles, à notre aise, sans animosité ni désir aucun, n'est-il pas absolument inutile de se penser, voire même de penser ? ? ? Il n'y a aucune réponse à apporter en tout cas. Alors pourquoi le faire ?

Nous avons vu précédemment que c'est la question «qui sommes-nous ?» ou «que valons-nous ?» qui nous conduit à nous penser. Et si c'était l'inverse ?

Essayez de vous penser dans le vide absolu. Si vous le faites, c'est que vous pensez le vide absolu selon les connaissances que vous en avez.

Essayez de vous penser en dehors de tout cadre, de tout univers spatio-temporel. Ce n'est pas possible. Vous vous pensez dans un décor. Essayez de penser le monde sans vous y penser au milieu. Ce n'est pas possible, il y a quelqu'un qui voit le monde, c'est vous.

Quand nous nous pensons, nous nous pensons dans le monde. La conscience englobe tout : le monde et nous-mêmes dans le monde. (Ce qui n'est pas conscient est inconscient dirait La Palisse) La conscience de qui ? La nôtre pardi. Sapristi ! Comment s'y retrouver. Il y a «nous» pensé. Et il y a notre conscience. Qui est qui ?

Sommes-nous celui dont parle notre pensée ? Est-ce à nous qu'elle s'adresse ou pas ?

Quand celui qui est inclus dans la pensée du monde (la pensée de l'autre nous pensant, la pensée de nous dans un autre contexte, dans un autre temps) est vu isolément, comme un phénomène, comme le complément de cette pensée du monde, quand il y a conscience de l'ensemble, il apparaît clairement que nous ne sommes pas lui. On ne peut pas dire que c'est se penser puisque ce «se» n'est pas pris pour nous.

Quand on prend conscience de celui qui est inclus dans la pensée du monde, quand il fait sens, il est aussitôt objet de dénégation, de résistance, de jugement. Nous devenons celui qui rejette, qui veut changer celui qui a été ainsi suscité. C'est alors que l'on peut dire que nous nous pensons.

Pourquoi la prise de conscience de celui auquel se rapporte la pensée du monde entraîne-t-elle son rejet ? Parce qu'il ne correspond pas à qui nous voulons être, à nos valeurs ?   

En effet, la place que j'occupe dans le monde fait sens en m'étant attribuée. C'est déjà la mienne. Et je ne peux pas l'accepter n'étant pas conforme à ce que je veux être ou devenir. Or ce que je veux être ou devenir étant utopique, jamais la place occupée ne sera satisfaisante. C'est une correction permanente.    

Je me pense, sans cesse,  pour me fabriquer une autre image que celle que mes pensées du monde m'octroient.
" La Vie même n'est pas interessée, que ce soit la confusion ou la clarté....C'est seulement le chercheur qui croit que l'un est meilleur que l'autre, et que, de ce fait, quelque chose doit être fait pour clarifier la confusion " (Unmani Liza HYDE .- Je suis la Vie même .-ed. L'originel)  

Pourquoi a-t-on le sentiment que nous sommes cette pensée de nous-même ? Parce qu'elle requiert un investissement, une volonté de notre part.
  

C'est notre energie et notre foi qui sont investies.

Nous parlons d'une prise de conscience de soi dans le monde corrigée par une pensée parce que cela semble correspondre à ce qu'il se passe, mais en réalité, c'est la pensée correctrice de soi, sous l'égide du modèle ou de l'idéal, de l'objectif à atteindre qui déclenche la prise de conscience de soi, duelle, avec un aspect à corriger dont on se démarque, parfois fugace, parfois envahissant, parfois anodin, parfois douloureux, et une volonté de correction à laquelle on s'identifie.

Et c'est une souffrance permanente de ne pas s'accepter parce que l'on est sous la coupe d'une utopie. C'est une souffrance permanente de se contrôler, maîtriser, réprimer, sans cesse. C'est une souffrance permanente d'être sans cesse accusés par notre idéal. 

Souffrance de ne pas avoir une vie à la hauteur de nos aspirations.
Souffrance que notre vie de couple ne soit pas à la hauteur de ce que l'on espérait.
Souffrance de voir nos enfants remettre ouvertement en cause les valeurs selon lesquelles on les a élevés. Souffrance de passer pour n'avoir pas donné une bonne éducation à nos enfants.
Souffrance de ne pas être reconnus, estimés comme on pensait en avoir droit.
Souffrance de n'être pas aussi utile, important, qu'on le voudrait.
Souffrance de voir nos convictions remises en cause, battues en brèche ou de ne pas réussir à les mettre en pratique.
Souffrance de se sentir coupable de ce qu'on a dit ou fait ou de ce qu'on n'a pas dit ou pas fait. 
Souffrance de ne pas occuper une place suffisamment importante dans la société etc etc

(Oui, je sais, il y a aussi les occasions de fierté, les réussites, les victoires, de temps en temps)
 

Se penser, c'est se donner ou essayer de se donner un rôle, une identité, une image, un destin estimables. Nous sommes archi-dépendants de nos idées du bien, de ce qui a de la valeur dans la société, pour les autres. (Des autres présents, potentiels ou imaginés comme Dieu). C'est le logiciel implanté. Il donne un résultat en fonction des données introduites.

Ce «je» issu de la pensée correctrice est un « je » de société.

Ce "je" pensé se présente sous la forme d'une instance mentale théorique, d'une élaboration mentale, d'une fiction, qui supplante qui nous sommes. C'est toujours une affaire d'avenir, de devenir, de projection.
 
La conscience de soi est toujours la conscience d'un autre soi que soi.  

Nous ne donnons pas la possibilité à «ce qui est» (l'instant présent) d'exister. Et il y a tellement de gens qui théorisent sur "qui nous sommes", qui nous aident à nous inventer, à nous imaginer. Ils ont plein de théories fumeuses, attrayantes et convaincantes pour ça.

Mais ce n'est rien de nouveau, ne nous a-t-on pas toujours inventé une identité depuis que nous sommes nés ? Ne nous a-t-on pas toujours renvoyé une image faussée, partiale de nous-mêmes ? A-t-on jamais exprimé quoi que ce soit de parfaitement juste, exact à notre sujet. ? Non, c'est toujours le roman, la vision, le point de vue de l'autre.
 
" Tout ce que l'on dit de nous est faux ; mais pas plus faux que ce que nous en pensons "  (Paul VALERY)
 

Il est évident, n'est-ce pas, que depuis le moment où nous avons admis l'idée qu'il fallait se savoir, se penser, ou depuis le moment où nous avons pris le pli de nous savoir ou de nous penser, c'est à dire dès le moment où l'objet de notre la pensée s'est mis à nous représenter, la question des connaissances, des éléments nécessaires à cette pensée est devenue cruciale.

Les paroles des autres nous concernant sont devenues très importantes. Interprétées, décodées par nous, elles ont servi à nous penser. Ces paroles étaient des critiques, opinions donc des demandes incessantes au nom de normes qu'il fallait admettre. Nous voyons bien encore aujourd'hui que les raisons, (bien valeurs, normes, idéaux) qui servent à nous penser, à corriger ce qui est, échappent à notre accord et notre lucidité. Elles ne sont pas nôtres. Ce sont des croyances, des stéréotypes qui servent seulement à nous justifier.

On s'est pensé pour se produire, et ce produit a reçu, presque seul, les témoignages d'amour et de reconnaissance. Ce qui fait que nous avons fini par croire que nous n'étions vraiment, stricto sensu, que ce produit de la pensée.

N'est-ce pas une terrible malédiction que d'être obligé, malgré soi, de se penser, pour sauvegarder, maintenir à flots, l'idée absurde que l'on est un objet de pensée ?

" Le mot vivre ne nécessite pas d'effort. Simplement de reconnaître le lieu où l'effort et la volonté prennent naissance " (Paula MANGO) 

 

par Jean Louis publié dans : dualite
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____________________________________________________________________

I   

                  
Il n'y a pas si longtemps : MELANCHOLIA de Victor HUGO 

(Extrait. En espérant que cela ne redevienne pas d'actualité)

                                                                         

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant 

Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux

 

Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Tant de processions, tant de têtes inclinées,
Tant de capuchons, tant de peurs souhaitées,
Tant de démagogues, de temples, de synagogues,
Tant de mains pressées, de prières empressées.
Tant d’angélus, bing, qui résonnent,
Et si en plus, bing, y’a personne…
Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Il y a tant de torpeurs, de musiques antalgiques,
Tant d’anti-douleurs dans ces jolis cantiques,
Il y a tant de questions et tant de mystères,
Tant de compassion et tant de revolvers.
Tant d’angélus, bing, qui résonnent,

Et si en plus, bing, y’a personne

Baruch Hachem, Insha’ Allah,
Are Krishna, Alleluia.
Abderhaman, Martin, David,
Et si le ciel était vide ?
Si toutes ces balles traçantes, toutes ces armes de poing,
Toutes ces femmes ignorantes, ces enfants orphelins,
Si ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés,
Ce n’était que le plaisir de zigouiller.
Et l’angélus, bing, qui résonne,
Et si en plus, bing, y’a personne…
Et l’angélus, bing, qui résonne,
Et si en plus, bing, y’a personne…

"Et si en plus, y a personne" Alain SOUCHON

 

 

"Les entretiens de HOUANG-PO"

HOUANG-PO (IXe siècle) est un des représentants de cette voie  "casse-dogme" qu'est

le Tchan.

On trouve ici une vision des plus épurée du bouddhisme ou de la non-dualité.

Extraits : " Faire le bien, faire le mal, c'est s'attacher à des caractères particuliers.......

Tout cela ne vaudra jamais le fait de reconnaître soi-même sa propre méthode

spirituelle rien qu'en m'écoutant. Cette méthode, c'est l'esprit, parce qu'en dehors de

l'esprit, il n'est pas de méthode. Cet esprit est la méthode, car en dehors de la méthode,

il n'est pas d'esprit...........

Reconnaissez votre esprit fondamental uniquement dans votre conscience ordinaire,

parce que si votre esprit fondamental n'appartient pas à votre conscience ordinaire, il

n'en est pas non plus séparé." 

 


MES CITATIONS


Les enfants se projettent dans la vie comme les oiseaux
dans l'air, certains d'être portés.


Avoir du mépris pour ce que les autres sont devenus, c'est facile.
Avoir du mépris pour ce que nous sommes devenus, c'est déjà plus difficile.
Avoir du mépris pour ce que nous voulons devenir, c'est rare.


Ce qui est dur dans la solitude, c'est qu'on n'a plus personne à critiquer
à part soi-même.


Les matérialistes s'identifient à leurs biens matériels, les hommes d'action à leurs actions, les intellectuels à leurs idées, les religieux à leurs croyances, les hommes de pouvoir à leur pouvoir  ; dis-moi à quoi tu t'identifies, je te dirai qui tu es.


Porter un jugement, c'est perdre sa liberté de jugement.


Si nous ne nous aimons pas, nous pensons tout naturellement que les autres
ne nous aiment pas non plus ; et cela nous fait une bonne raison de les détester.


C'est une grande joie de sentir que s'envole le souci que l'on avait
de défendre une idée, une conviction, une croyance.


Ce que nous pensons que les autres attendent de nous
n'est pas différent de ce que nous attendons des autres.


La conscience de soi est une remise en cause de soi.


Il nous est impossible de ne pas nous demander : qui sommes-nous ?
Il nous est impossible de répondre à la question : qui sommes-nous ?


Ce n'est pas au monde d'inventer l'enfant qu'il veut, c'est à l'enfant
d'inventer le monde qu'il souhaite et d'en devenir responsable.


Pour faire des découvertes, ne comptons pas sur notre savoir,
comptons plutôt sur notre ignorance.


Être libre de la peur, c'est accepter que soit détruit tout ce qui peut être détruit.


Notre véritable nature est inconnaissance de notre véritable nature.

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