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agrémentés de citations.
« La vie a besoin d'illusions, c'est à dire de non-vérités tenues pour des vérités « (Frédéric NIETZSCHE)
Existe-t-il une raison qui aurait raison de toutes les raisons et qui nous permettrait d'être définitivement tranquille ?
« Dans l'esprit, il n'y a aucune volition, autrement dit aucune affirmation ou négation, à part celle qu'enveloppe l'idée, en tant qu'elle est idée
« (Baruch SPINOZA)
Où trouverions-nous un auteur, un décideur et un acteur autre part que dans la langue qui fournit le sujet, son action sur les compléments, les comparaisons, les jugements, les termes du choix
?
Autrement dit comment ferait-on pour attribuer une volonté, pour penser de quelqu'un qu'il est l'auteur sans la langue ?
«La liberté est le pouvoir, enraciné dans la raison et la volonté, d'agir ou de ne pas agir, de faire ceci ou cela, de poser ainsi par soi-même des actions délibérées. Par le libre arbitre chacun
dispose de soi.» (Catéchisme)
Quelle preuve les mots ou la langue apportent-ils à l'existence de cette volonté ou de cet auteur ?
« On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disaient les autres « (GOETHE)
Est-ce que l'autre et soi-même se référent au même soi quand il est question de soi ?
Quand on parle de soi, à quel sens des mots utilisés faisons-nous allusion qui serait aussi celui des autres ?
« Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de
chaleur ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, à aucun moment, à me saisir moi-même sans une perception et je ne peux
jamais rien observer d'autre que la perception. » (David HUME)
Pouvons-nous trouver en nous celui auquel nos pensées ou les paroles s'adressent ?
S'il est impossible de trouver celui auquel nos pensées ou les autres s'adressent, ou bien notre identité, qui nous soucions-nous de sauvegarder ou de protéger
?
" Tout ce que l'on dit de nous est faux ; mais pas plus faux que ce que nous en pensons " (Paul VALERY)
« Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. « (Arthur RIMBAUD)
Comment se fait-il que l'on dépende des autres ou d'une autorité représentant les autres pour trouver une vérité objective, un savoir à propos de soi,
alors que soi est supposé être notre identité personnelle, être différent, unique ?
Y-a-t-il une idée de soi quand ni quelqu'un d'autre, ni une pensée ne s'adresse à ce soi ?
Quelle reconnaissance est la plus probable : la reconnaissance de notre identité ou la reconnaissance de l'impossibilité de trouver notre identité ?
« Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène » (Denis DIDEROT)
Comment peut-on, à la fois, croire qu'on est l'auteur de sa vie, responsable de soi-même, et ne pas se reconnaître, souvent, dans ses actions ?
« Eh bien moi, je vous dis : tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de prostitution, l'expose à l'adultère ; et quiconque épouse une répudiée commet un
adultère « (Evangile de Matthieu)
Puisque l'on juge toujours en fonction d'un système de pensée ou de valeurs cohérent, comment nier qu'il puisse exister d'autres systèmes de pensée qui donneraient une autre valeur à ce que nous
avons jugé ?
« Internet est le rendez-vous des chercheurs, mais aussi celui de tous les cinglés, de tous les voyeurs et de tous les ragots de la terre » (Alain
FINKIELKRAUT)
On a des raisons d'aimer ou de détester quelque chose, mais peut-on justifier le degré ou la quantité d'amour ou de haine, de rejet ou d'approbation, auquel nous nous sommes arrêtés et
qu'expriment, par exemple, les qualificatifs ?
« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi « (Evangile de matthieu)
« Les gens disent tous la même chose ! Ils disent tous, lorsqu'il leur arrive quelque chose : ça n'arrive qu'à moi « (Raymond DEVOS)
Pourquoi croyons-nous que notre existence et notre action sont nécessaires au monde comme lorsque nous étions enfants et que nous croyions que tout le monde s'interessait à ce que nous faisions
et attendait quelque chose de nous ?
« Est-il indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société « (Pierre DESPROGES)
Que ferions-nous, quel projet aurions-nous en l'absence totale de l'idée d'une demande, d'une attente émanant du monde ou des autres ?
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